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cyber-securite.comFiche métier ✳ CS-MET-009

Business · Communication mise à jour le 8 septembre 2026

Commercial cyber

Aussi appelé : Ingénieur commercial cybersécurité, Business developer cybersécurité, Account manager cybersécurité, Sales cybersécurité, Chargé d'affaires cybersécurité, Avant-vente cybersécurité (variante plus technique).

Il vend des solutions ou des prestations de cybersécurité à des entreprises, ce qui suppose de comprendre leurs risques avant de parler produit.

Sans codeTechnicité ●●○○○Relationnel ●●●●●Accessibilité ●●●●○

Ce que fait vraiment un commercial cyber

  • Identifier et qualifier des prospects : PME, ETI, collectivités, grands comptes
  • Comprendre le besoin : quels risques, quelles obligations réglementaires, quel budget, qui décide
  • Construire une proposition commerciale avec l'avant-vente ou les consultants
  • Présenter et négocier : prix, périmètre, délais, conditions
  • Suivre le compte après la signature : renouvellement, montée en gamme, satisfaction
  • Faire remonter les retours du terrain aux équipes produit ou delivery
  • Tenir le CRM à jour et prévoir son chiffre
  • Représenter l'entreprise sur les salons et les événements du secteur

Journée type

8 h 30 : revue du pipeline et des relances du jour. 9 h 30 : visio de qualification avec le dirigeant d'une PME industrielle, inquiété par un questionnaire de son assureur. 11 h : point avec l'avant-vente pour chiffrer un audit et un déploiement EDR. Déjeuner avec un partenaire éditeur. 14 h : rendez-vous chez un client existant, bilan du contrat de SOC et discussion sur le renouvellement. 16 h : rédaction d'une proposition, mise à jour du CRM. 17 h 30 : préparation d'une intervention sur un salon régional.

Faut-il savoir coder ?

Non. Il faut comprendre ce qu'on vend : ce qu'est un pare-feu, un EDR, un SOC, un audit, une mise en conformité, et pourquoi un client en a besoin. La culture technique s'acquiert en quelques mois ; le savoir-vendre est le cœur du poste.

Les profils qui réussissent

Les commerciaux B2B déjà en poste dans le logiciel, l'IT, les télécoms ou l'assurance : ils maîtrisent le cycle de vente complexe et changent seulement de catalogue. Les anciens consultants ou ingénieurs qui aiment le contact client et veulent passer côté business. Les profils issus de la vente de services (intérim, formation, expertise comptable, assurance) à l'aise avec les dirigeants de PME. Traits utiles : écoute, curiosité, résistance au refus, capacité à traduire un risque en décision, honnêteté (dans la cyber, la surpromesse se paie vite et se sait).

Compétences transférables

  • Cycle de vente B2B : prospection, qualification, proposition, négociation, signature
  • Gestion d'un portefeuille et d'un pipeline (CRM, prévisions)
  • Compréhension des décideurs de PME et d'ETI : dirigeant, DAF, DSI
  • Vente de services intangibles (assurance, conseil, formation)
  • Présentation orale et argumentation
  • Réseau professionnel existant dans un secteur (santé, industrie, collectivités)

Compétences à acquérir

  • Vocabulaire et grandes familles de solutions : protection des postes, réseau, identités, sauvegarde, SOC, audit, conformité
  • Cadre réglementaire pour argumenter juste : RGPD, NIS 2, DORA pour la finance, exigences des assureurs cyber
  • Lecture d'un rapport d'audit ou d'un devis de prestation pour en parler sans se tromper
  • Écosystème français : ANSSI, prestataires qualifiés, éditeurs, intégrateurs, distributeurs
  • Vente consultative : partir du risque du client, pas de la fiche produit

Voies d’accès et certifications

  • Depuis un poste de commercial B2B : rejoindre un éditeur, un intégrateur, un distributeur ou un cabinet de conseil cyber comme business developer
  • Poste de SDR ou business developer junior chez un éditeur ou une start-up cyber, souvent ouvert sans expérience cyber préalable
  • Depuis un poste technique : évoluer vers l'avant-vente, puis vers la vente
  • Formation commerciale (BTS, bachelor, école de commerce) puis alternance chez un acteur de la cybersécurité
  • Reconversion : formation courte à la culture cyber, puis candidature auprès des intégrateurs régionaux qui recrutent sur le savoir-vendre

Certifications utiles

Aucune certification n'est exigée pour vendre · Microsoft SC-900 (fondamentaux sécurité, conformité, identité) pour le vocabulaire · Formations constructeurs et éditeurs, souvent gratuites, chez les partenaires que l'on distribue · Ressources gratuites de l'ANSSI (guide d'hygiène informatique, MOOC SecNumAcadémie selon disponibilité) pour la culture générale · CompTIA Security+ pour ceux qui visent l'avant-vente

Salaire indicatif

Aucune source suffisamment fiable n’a été trouvée pour ce métier ; nous préférons ne rien afficher plutôt qu’un chiffre invérifiable. La fiche sera complétée dès qu’une source institutionnelle ou un guide de cabinet daté le permettra.

L’idée reçue

« Il faut être technique pour vendre de la cyber. » Non : il faut être crédible. Un commercial qui comprend le risque de son client, qui sait dire « je ne sais pas, je reviens vers vous » et qui s'appuie sur ses experts vend mieux qu'un technicien qui noie le client sous les acronymes.


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